Selon AllAfrica, la crise actuelle en Éthiopie est souvent expliquée par des considérations identitaires. Cette dynamique, centrée sur la nationalité, peut exacerber les divisions, favoriser l'exclusion de certaines communautés et mettre en lumière les failles des protections démocratiques.
Depuis longtemps, des institutions comme le Groupe de crise international ainsi que divers chercheurs soulignent ces enjeux. La mobilisation autour des identités ethnonationales semble renforcer les frontières et les clivages, souvent au détriment des minorités, des migrants et des communautés mixtes. Ces groupes deviennent alors vulnérables face à des politiques exclusives, surtout dans un contexte où les protections démocratiques sont fragiles.
Les tensions qui en résultent ne sont pas seulement une question d'identité, mais révèlent également des lacunes dans le système politique éthiopien. La lutte pour le contrôle de l'ordre politique du pays implique des factions diverses et souvent opposées, chacune cherchant à défendre ses propres intérêts au détriment d'une vision collective du bien-être du pays.
La situation actuelle nécessite une attention particulière, car les réponses politiques traditionnelles pourraient ne pas suffire à résoudre une crise aussi complexe. Les acteurs nationaux et internationaux doivent donc s'engager dans un dialogue plus inclusif et réévaluer leurs approches pour favoriser une véritable démocratie en Éthiopie.