Selon Jeune Afrique, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a récemment exprimé de vives préoccupations concernant les intentions du Rwanda envers son pays. Lors d'une interview accordée à un média à Bujumbura, Ndayishimiye a déclaré que le Rwanda nourrit des ambitions malveillantes qui menacent la sécurité et la stabilité du Burundi. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays voisins, exacerbées par des conflits régionaux, notamment dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le président burundais, qui dirige actuellement l'Union africaine, a souligné l'importance d'un dialogue constructif pour résoudre les différends et favoriser la paix. Il a également évoqué les efforts déployés pour instaurer un processus de paix durable dans la région, tout en appelant à la vigilance face à ce qu'il considère comme des provocations de la part du Rwanda. Ndayishimiye a déclaré qu'il est crucial de maintenir une position ferme contre toute forme d'agression, tout en ouvrant la porte à des discussions pacifiques.
À un an des élections présidentielles, Ndayishimiye cherche à obtenir un second mandat, ce qui rend ces tensions encore plus critiques pour son administration. La question des relations entre le Burundi et le Rwanda est devenue un enjeu central, non seulement pour le Burundi, mais aussi pour la stabilité régionale en Afrique centrale. Le président burundais a donc choisi de mettre en avant cette problématique, afin de mobiliser l'opinion publique autour de sa candidature tout en rassurant les Burundais sur sa capacité à défendre leurs intérêts.