Selon Lusaka Times Zambia, l'Attorney-General Mulilo Kabesha a récemment informé la Cour constitutionnelle que la fermeture des tribunaux zambiens pendant trois jours au mois d'août était le résultat d'une directive émise par les services de défense et de sécurité nationale, et non d'une décision prise par le système judiciaire lui-même. Kabesha a précisé que le Chef Administrateur de la justice avait simplement relayé ces instructions, mettant ainsi en lumière un potentiel conflit entre les agences de sécurité et le pouvoir judiciaire.
Cette situation a soulevé des préoccupations parmi les observateurs des droits humains et les avocats, qui craignent que l’indépendance de la justice ne soit compromise. Les tribunaux, qui jouent un rôle crucial dans la protection des droits des citoyens et dans le maintien de l'État de droit, ne devraient pas être soumis à des influences extérieures, en particulier celles des forces de sécurité.
La fermeture des tribunaux a perturbé de nombreuses affaires juridiques en cours, laissant des plaignants et des accusés dans l'incertitude quant à leur situation. Cela a également provoqué une réaction négative du public, qui s'interroge sur la transparence et l'intégrité du système judiciaire zambien.
La déclaration de Kabesha pourrait également susciter des interrogations sur la gouvernance en Zambie et sur le respect des normes démocratiques. Alors que le pays a récemment connu des tensions politiques, cette situation pourrait exacerber les préoccupations concernant la séparation des pouvoirs et la protection des droits fondamentaux.
Les organisations de défense des droits de l'homme et les acteurs de la société civile appellent à une enquête approfondie sur cette affaire pour s'assurer que la justice en Zambie reste autonome et libre de toute ingérence des agences de sécurité.