Selon Jeune Afrique, le football en Libye a pris une ampleur considérable, devenant un véritable enjeu politique et socioculturel. Les rivalités entre Tripoli et Benghazi se manifestent non seulement sur le terrain mais aussi à travers des investissements colossaux dans les infrastructures sportives et des transferts de joueurs. Ce phénomène va au-delà du simple divertissement, il incarne les aspirations d'un pays en quête de stabilité après une décennie de conflits.
Les autorités libyennes, sous la direction de Khalifa Haftar à l'est et de Abdelhamid Dbeibah à l'ouest, reconnaissent l'importance du sport en tant que facteur d'unité. En effet, les stades modernes et les événements sportifs attirent l'attention des Libyens, permettant un moment de répit dans un contexte souvent tendu. Cette rivalité sportive se traduit par des investissements dans des stades de grande capacité, offrant aux Libyens un espace pour vibrer ensemble, peu importe leurs affiliations politiques.
Les transferts de joueurs deviennent également un sujet de fierté nationale, avec des clubs rivalisant pour attirer les talents locaux et étrangers. Cette quête de prestige sur le plan du football reflète la volonté d'un pays de se reconstruire et de se redéfinir à travers des succès sportifs, qui en fin de compte, nourrissent le sentiment d'appartenance et d'identité nationale.
Cependant, cette dynamique positive ne doit pas occulter les défis persistants auxquels fait face le pays. Les divisions politiques et sociales demeurent, et le football, bien qu’il soit un outil de réunification, ne suffit pas à résoudre les problèmes sous-jacents. Les Libyens espèrent que cette passion commune pour le football pourra, avec le temps, contribuer à un dialogue plus large et à une paix durable.