Selon RFI Afrique, le 18 septembre 2026, lors d'une réunion du conseil des ministres à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon, le gouvernement a pris une décision radicale en radiants 1 473 agents de la fonction publique. Cette mesure fait suite à un constat alarmant : la plupart des agents concernés n'avaient pas été en service depuis des mois, voire des années, et beaucoup vivaient à l'étranger.

Cette initiative marque une étape significative dans l'effort du gouvernement gabonais pour assainir l'administration publique et lutter contre l'absentéisme chronique qui affecte les services publics. En effet, l'absentéisme au sein de la fonction publique est un problème récurrent qui nuit à l'efficacité de l'administration et à la qualité des services offerts aux citoyens.

Le ministre de la Fonction publique a souligné que cette mesure vise à renforcer l'engagement des agents et à promouvoir une culture de responsabilité et de présence au travail. La décision a été accueillie avec des réactions mitigées, certains la voyant comme une nécessité pour améliorer l'efficacité de la fonction publique, tandis que d'autres craignent que cela ne conduise à des licenciements injustifiés.

Le gouvernement a également annoncé qu'il mettrait en place des mécanismes pour surveiller l'assiduité des agents et s'assurer que de telles absences ne se reproduisent plus à l'avenir. Cette réforme pourrait également ouvrir la voie à des recrutements plus ciblés, afin d'attirer des talents ayant un véritable engagement envers le service public.

En conclusion, cette décision du gouvernement gabonais constitue un tournant dans la gestion de la fonction publique, avec l'espoir que cela conduira à un renforcement de l'efficacité et de la responsabilité au sein de l'administration.