Selon RFI Afrique, le 3 octobre 2026, 24 personnalités politiques et militantes originaires du Sénégal, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau ont lancé un appel urgent à la Cédéao pour qu'elle prenne des mesures afin de rétablir l'ordre constitutionnel dans ce pays. Cette initiative survient en pleine crise politique, exacerbée par un coup d'État qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo. Le pays traverse actuellement une période de transition dirigée par des militaires, ce qui soulève des inquiétudes tant au niveau national qu'international.
Dans leur lettre ouverte, les signataires expriment leur préoccupation face à la situation instable en Guinée-Bissau et soulignent la nécessité d'une implication renforcée de la Cédéao dans le règlement de cette crise. Ils appellent à des actions concrètes pour restaurer la démocratie et assurer le respect de l'État de droit. Les signataires incluent des figures politiques de premier plan et des militants des droits humains qui pensent que la communauté internationale ne peut rester passive alors que des violations des droits fondamentaux se produisent dans ce pays.
La Guinée-Bissau a une longue histoire de bouleversements politiques, marquée par des coups d'État successifs depuis son indépendance. La communauté internationale, y compris la Cédéao, a souvent été engagée dans la recherche de solutions pour stabiliser le pays. Cependant, la persistance des tensions et des violences soulève des questions sur l'efficacité des interventions précédentes. La lettre ouverte représente un nouvel effort pour renforcer la pression sur la Cédéao afin qu'elle prenne des mesures appropriées face à cette crise qui pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la région.