Selon RFI Afrique, les Bissau-Guinéens se sont largement exprimés en faveur d'un changement de leur cadre constitutionnel lors du référendum organisé le 30 août 2026. Les résultats provisoires, annoncés par la Commission nationale électorale le 1er septembre, montrent que 70% des électeurs ont voté pour le « oui » au projet de nouvelle Constitution. Ce projet vise à remplacer l'actuel système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort.

Cette réforme constitutionnelle est perçue comme un tournant majeur pour la gouvernance en Guinée-Bissau. En effet, le système semi-parlementaire en place depuis plusieurs années a souvent été critiqué pour sa complexité et son inefficacité, conduisant à des désaccords politiques fréquents et à une instabilité gouvernementale. Les partisans du nouveau texte estiment qu’un régime présidentiel permettrait de renforcer l'autorité de l'exécutif et de faciliter la prise de décisions.

Les tensions politiques qui ont marqué la Guinée-Bissau durant les dernières décennies, notamment les coups d'État et les crises gouvernementales, ont incité les citoyens à rechercher un système qui pourrait stabiliser le pays. Le « oui » au référendum est donc interprété comme un appel à une gouvernance plus forte et plus cohérente, capable de relever les défis socio-économiques actuels.

Le référendum a également été l'occasion pour les Bissau-Guinéens de s'engager dans le processus démocratique, avec une participation relativement élevée à ce vote crucial. Les observateurs nationaux et internationaux ont salué le déroulement du référendum, soulignant la volonté des citoyens de prendre part activement à la définition de leur avenir politique.

Les résultats définitifs du vote sont attendus dans les prochains jours, mais la tendance actuelle semble indiquer un soutien solide pour le changement proposé. Ce moment pourrait également avoir des répercussions sur la dynamique politique régionale, en inspirant d'autres pays à envisager des réformes similaires.