Selon RFI Afrique, l'imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, Mamadou Saliou Camara, s'exprime pour défendre l'activiste Bella Bah, récemment arrêté après avoir critiqué publiquement l'imam sur les réseaux sociaux. Bella Bah, qui avait traité l'imam de « malhonnête » sur Facebook le 8 août, a été interpellé quelques heures après la publication de son message, qui a suscité un tollé et qui a ensuite été effacé.

La famille de Bella Bah est restée sans nouvelles de lui depuis son arrestation, ce qui a amplifié les inquiétudes concernant son bien-être. En réponse, l'imam Camara a pris position mardi soir 11 août, déclarant à des médias guinéens qu'il avait « pardonné » à Bella Bah pour ses commentaires. L'imam appelle également le gouvernement à faire preuve de clémence et à relâcher l'activiste.

Ce développement souligne les tensions croissantes en Guinée, où la liberté d'expression et le droit de critiquer les figures d'autorité sont souvent remis en question. Les préoccupations autour de l'arrestation de Bella Bah s'inscrivent dans un contexte plus large de lutte pour les droits civiques en Guinée, où de nombreux citoyens s'engagent dans un débat sur la justice et la responsabilité des leaders religieux et politiques.

L'appel à la libération de Bella Bah de la part de l'imam représente une rare voix de soutien au sein de la communauté religieuse, qui est souvent perçue comme alignée avec le pouvoir en place. Les implications de cette situation pour la société guinéenne pourraient être significatives, notamment en ce qui concerne la possibilité d'un soutien croissant pour les activistes et les voix dissidentes.