Selon Jeune Afrique, la militante tchadienne Hindou Oumarou Ibrahim a pris la parole lors du sommet ChangeNOW, qui s'est tenu du 30 mars au 1er avril 2026 au Grand Palais à Paris. Ce sommet, qui réunit des leaders et des acteurs du changement climatique, a été l'occasion pour Ibrahim de mettre en avant une exigence devenue urgente : l'inclusion des peuples autochtones dans les prises de décision concernant les enjeux climatiques mondiaux.

Hindou Oumarou Ibrahim, reconnue pour son engagement en faveur des droits des peuples autochtones et de la justice climatique, souligne que ces communautés sont souvent laissées de côté alors qu'elles possèdent des connaissances précieuses sur la gestion des ressources naturelles et la préservation de l'environnement. Elle déclare que « les peuples autochtones ne doivent pas être simplement des observateurs de leur propre destin », insistant sur la nécessité d'une reconnaissance de leur rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique.

Durant le sommet, Ibrahim a partagé des exemples de succès où l'inclusion des autochtones dans les politiques environnementales a permis des résultats positifs, tant sur le plan écologique qu'économique. Elle a également souligné l'importance de respecter les droits territoriaux et culturels des peuples autochtones, qui sont souvent menacés par des projets d'exploitation minière, forestière ou autre forme de développement non durable.

Ce discours s'inscrit dans une tendance plus large où les voix des autochtones commencent à être entendues sur la scène internationale, bien qu'il reste encore un long chemin à parcourir. Les politiques climatiques actuelles, selon Ibrahim, doivent évoluer pour intégrer ces voix, car les peuples autochtones sont souvent les premiers touchés par les impacts du changement climatique.

La militante a également appelé les gouvernements et les organisations internationales à s'engager davantage à garantir que les droits des peuples autochtones soient protégés et que leur participation soit active dans tous les processus décisionnels qui les concernent. « Nous avons des solutions », a-t-elle affirmé, « et il est temps que ces solutions soient prises en compte dans les conversations mondiales sur le climat ».

En conclusion, cet appel à l'action lancé par Hindou Oumarou Ibrahim lors du sommet ChangeNOW souligne l'importance cruciale de l'inclusion des peuples autochtones dans les décisions environnementales, non seulement pour leur survie, mais aussi pour la durabilité de la planète.