Selon Business News Tunisie, l'impôt sur la fortune est au cœur d'une discussion animée depuis la publication d'une note par la Direction générale des études et de la législation fiscales. L'économiste Ridha Chkoundali y prend position, soulignant la nécessité d'aller au-delà des clivages idéologiques qui entourent ce sujet.
Pour Chkoundali, la question centrale ne se résume pas à savoir s'il faut soutenir ou rejeter cette taxe, mais plutôt à identifier son impact réel sur l'économie et la société tunisienne. Il met en avant les effets pervers d'une taxe qui pourrait être mal calibrée et suggère que le débat devrait se concentrer sur la manière de la rendre plus efficace et plus équitable.
Dans le contexte actuel, marqué par des défis économiques importants, il est essentiel de réfléchir à la structure de l'impôt sur la fortune et à son rôle dans la redistribution des richesses. Chkoundali insiste sur le fait que chaque réforme fiscale doit être pensée pour favoriser l'égalité des chances et soutenir le développement économique, plutôt que de créer de nouvelles inégalités.
En conclusion, l'économiste appelle à un dialogue constructif et à une collaboration entre les différents acteurs de la société afin de parvenir à une solution qui soit bénéfique pour tous. Les discussions autour de l'impôt sur la fortune ne devraient pas se limiter à des positions idéologiques, mais doivent s'orienter vers des propositions concrètes et réalisables qui prennent en compte les besoins et les aspirations de la population tunisienne.