Selon Journal du Cameroun, dans un communiqué daté du 5 août 2026, la ministre de l'Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a annoncé un bilan tragique suite aux pluies diluviennes qui ont récemment frappé la ville de Limbé. Les inondations ont causé la mort de trois personnes, plusieurs blessés, ainsi que d'importants dégâts matériels, dont l'effondrement de maisons et des glissements de terrain.

Face à cette situation dramatique, la ministre a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et a ordonné la mobilisation immédiate de brigades d'urgence pour intervenir dans les zones affectées. Son objectif est de libérer les zones à risque, sécuriser les infrastructures touchées et assurer un curage urgent des canaux de drainage qui se sont retrouvés obstrués.

Dans son discours, Célestine Ketcha Courtès a souligné que malgré les investissements significatifs réalisés par l'État pour l'assainissement des villes, l'efficacité de ces efforts est compromise par des pratiques humaines irresponsables. Elle a dénoncé les dépôts sauvages d'ordures dans les caniveaux et l'occupation illégale des zones inondables, qui aggravent la situation lors des intempéries.

Alors que les prévisions météorologiques signalent un risque accru d'inondations dans les grandes métropoles dans les mois à venir, la ministre a insisté sur la nécessité d'une application stricte des règles d'urbanisme par les autorités locales. Elle a également lancé un appel à la responsabilité civique des populations, encourageant des campagnes permanentes de salubrité impliquant les comités de quartier et la société civile.

La mobilisation des pouvoirs publics et le civisme collectif sont jugés cruciaux pour éviter la répétition de telles tragédies à l'avenir. La situation à Limbé met en lumière les défis auxquels font face plusieurs villes camerounaises face à des conditions climatiques extrêmes, exacerbées par des comportements inappropriés.