Selon Jeune Afrique, le 9 septembre 1999, lors d'un sommet historique à Syrte, en Libye, les chefs d'État africains adoptent une déclaration significative qui pose les fondements de la future Union africaine (UA). Cette rencontre est marquée par les efforts du guide libyen Mouammar Kadhafi, qui, après des échecs dans la promotion de l'unité arabe, se tourne vers le panafricanisme, plaidant pour la nécessité d'une Afrique unie.

Kadhafi, en tant que fervent défenseur de l'idée des États-Unis d'Afrique, exhortait ses pairs à dépasser les clivages nationaux et à travailler ensemble pour le développement et la prospérité du continent. Il considérait l'unité comme une condition sine qua non pour faire face aux défis que l'Afrique rencontre, notamment la pauvreté, les conflits internes, et l'ingérence extérieure.

Ce sommet de Syrte est considéré comme un tournant dans l'histoire contemporaine de l'Afrique. La déclaration adoptée s'inscrit dans une vision d'intégration politique et économique qui vise à renforcer la coopération entre les États africains. Les chefs d'État présents s'accordent sur l'importance de l'unité pour améliorer la position de l'Afrique sur la scène mondiale et pour garantir la paix et la sécurité sur le continent.

Bien que de nombreux défis subsistent depuis cette déclaration, l'idée d'une Afrique unie continue d'inspirer des mouvements panafricains et des leaders africains. La création de l'Union africaine en 2001, qui a été une étape majeure vers la réalisation de cette vision, témoigne de l'importance persistante de l'appel de Kadhafi.

En somme, ce sommet de 1999 reste dans les mémoires comme un moment clé où des dirigeants africains ont reconnu la nécessité de se rassembler pour surmonter les obstacles communs et travailler vers un avenir partagé. La déclaration de Syrte incarne l'esprit de coopération et de solidarité qui est essentiel pour l'essor de l'Afrique.