Selon AllAfrica, les enseignants et le personnel des universités publiques au Kenya ont débuté une grève nationale suite à l'échec des négociations concernant l'accord de négociation collective (CBA) pour la période 2025-2029. Cette grève a été déclenchée après que les syndicats des enseignants ont rejeté une contre-offre proposée par le Forum consultatif des conseils inter-universitaires publics (IPUCCF).
Les grévistes exigent que leurs revendications soient prises en compte, notamment en ce qui concerne les augmentations salariales et les meilleures conditions de travail. La décision de cessation de travail a été un moment incontournable pour les syndicats, signalant leur détermination à obtenir des améliorations significatives pour les enseignants et le personnel universitaire, face à ce qu'ils qualifient d'inaction de la part des autorités.
La grève a eu un impact immédiat sur le fonctionnement des universités à travers le pays, avec des cours annulés et des activités académiques perturbées. Les étudiants, se retrouvant dans des situations difficiles, expriment leur frustration face à l'incertitude de leur année académique. Les syndicats affirment qu'ils sont prêts à poursuivre la grève jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites, ne laissant pas de place à des compromis sur des enjeux aussi cruciaux pour l'avenir de l'éducation supérieure au Kenya.
Ce conflit met en lumière des questions plus larges sur le financement et la gestion des universités publiques dans le pays, et soulève des préoccupations quant à l'avenir de l'enseignement supérieur, alors que les tensions continuent de monter entre les autorités universitaires et le personnel enseignant. Les négociations sont désormais au point mort, laissant présager une prolongation de la grève, ce qui pourrait avoir des répercussions durables sur le système éducatif.