Selon AllAfrica, une étude récente, publiée dans le cadre de l'Enquête nationale sur le genre et la corruption au Kenya 2025, révèle que près de trois quarts des femmes cherchant à accéder à des services publics signalent avoir été confrontées à des demandes répétées de faveurs sexuelles. Ce phénomène, connu sous le nom de sextortion, soulève des préoccupations majeures concernant la sécurité et l'intégrité des femmes dans un contexte où l'accès à des services essentiels est déjà une lutte.

Les résultats de l'enquête, publiés le 9 avril 2026, montrent que 70% des femmes interrogées déclarent avoir subi des pressions pour obtenir des services tels que la santé, l'éducation ou d'autres formes d'assistance publique. Ce niveau élevé de sextortion met en lumière les défis systémiques que les femmes affrontent dans leur vie quotidienne, surtout à une époque où l'égalité des sexes et la protection des droits humains demeurent des priorités sur le continent africain.

La sextortion, qui combine la corruption et la violence sexuelle, crée un environnement hostile pour les femmes qui cherchent simplement à accéder à des services pour elles-mêmes et leurs familles. Les témoignages recueillis dans l'enquête soulignent des expériences variées, allant des demandes explicites de relations sexuelles en échange de soins médicaux à des situations où les femmes sont contraintes de céder aux avances de fonctionnaires pour obtenir des documents ou des services administratifs.

Les résultats de cette enquête sont alarmants et exigent une réponse adéquate de la part des autorités. Alors que le Kenya s'efforce de promouvoir les droits des femmes et de renforcer la transparence au sein des institutions publiques, il est impératif de mettre en place des mesures concrètes pour prévenir et combattre la sextortion. Cela inclut la formation des agents publics sur les droits des usagers, la mise en œuvre de mécanismes de signalement sécurisés pour les victimes, et des campagnes de sensibilisation pour changer les perceptions sociétales autour de la corruption et de la violence basée sur le genre.

Les ONG et les défenseurs des droits des femmes au Kenya appellent déjà à une action immédiate, insistant sur le fait que la lutte contre la sextortion est essentielle non seulement pour protéger les droits des femmes, mais aussi pour promouvoir une administration publique juste et équitable. Les résultats de cette enquête appellent à une réflexion sérieuse sur les structures de pouvoir qui permettent de telles abus et sur les mesures nécessaires pour créer un environnement sûr pour tous les citoyens.