Selon AllAfrica, l'Afrique entre dans une phase industrielle cruciale qui ne nécessite pas seulement plus d'argent, mais plutôt le bon type de financement. Oluranti Doherty, un expert de la banque Afreximbank, souligne que le problème de financement du continent n'est pas tant une question de ressources financières, mais plutôt une question de coordination des efforts.
Dans le cadre du développement industriel, il est essentiel que le financement soit structuré de manière appropriée et séquencé intelligemment. Cela signifie que les fonds doivent être alloués en fonction des besoins spécifiques des projets à différentes étapes de leur développement. Par exemple, un projet peut nécessiter un type de financement différent à son commencement qu'à un stade ultérieur, lorsque la viabilité a été prouvée.
Doherty explique que les investissements doivent être orientés vers des projets prometteurs qui ont le potentiel d'apporter une valeur ajoutée significative à l'économie locale et régionale. Cela inclut des initiatives visant à renforcer les chaînes de valeur locales et à stimuler l'innovation. Le manque actuel d'harmonisation entre les divers acteurs du financement, notamment les gouvernements, les banques et le secteur privé, constitue un obstacle majeur à l'industrialisation rapide de l'Afrique.
Pour surmonter cette situation, il est fondamental que les pays africains adoptent une approche collaborative, où les stratégies de financement sont partagées et coordonnées. L'industrialisation de l'Afrique ne sera pas une réalité tant que les acteurs clés ne travailleront pas ensemble pour créer un environnement favorable à l'investissement et à la croissance économique durable.