Selon Nyasa Times Malawi, la Haute Cour de Lilongwe a rendu un jugement final qui met fin aux efforts visant à extrader le prophète Shepherd Bushiri et son épouse, Mary, vers l'Afrique du Sud. Ce jugement, d'une longueur de 175 pages, expose en détail les raisons pour lesquelles la cour a précédemment annulé l'ordre d'extradition émis contre eux.

Ce cas a attiré une attention considérable tant au Malawi qu'en Afrique du Sud, en raison des accusations portées contre Bushiri, qui incluent la fraude et le blanchiment d'argent. Avant ce jugement, la cour avait déjà émis des préoccupations concernant les droits de l'homme et le traitement potentiel que Bushiri pourrait recevoir en Afrique du Sud.

Les avocats de Bushiri avaient soutenu que l'extradition mettrait en péril sa sécurité et que les charges portées contre lui étaient infondées. Le tribunal a convenu que les preuves fournies ne justifiaient pas l'extradition et a également fait référence à des préoccupations concernant le système judiciaire sud-africain.

Ce verdict est considéré comme un moment charnière pour Bushiri, qui a déjà fait l'objet d'une attention médiatique internationale. Avec cette décision, ils peuvent désormais rester au Malawi sans crainte d'être extradés. Bushiri, qui est également un pasteur influent, a exprimé sa gratitude envers ses partisans et a déclaré qu'il continuerait son ministère sans entrave.

Cette affaire soulève des questions plus larges concernant la coopération judiciaire entre les pays africains et les droits des personnes accusées. De plus, elle met en lumière des préoccupations sur la manière dont les affaires judiciaires peuvent être influencées par des considérations politiques.