Selon Jeune Afrique, le 3 août 1979, Macías Nguema, autoproclamé « miracle de la Guinée équatoriale », a été renversé par son cousin Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui occupait alors le poste de vice-ministre de la Défense. Ce coup d'État met fin à un régime de onze ans marqué par la répression, les violations des droits de l'homme et la misère économique.
Macías Nguema est arrivé au pouvoir en 1968, après l'indépendance de la Guinée équatoriale. Son règne a été caractérisé par une politique d'autocratie sévère, où toute opposition était durement réprimée. Des milliers de personnes ont été exécutées ou emprisonnées pour dissidence, et l'économie du pays a été gravement détériorée. En dépit des richesses naturelles, notamment le pétrole et le bois, la population vivait dans des conditions précaires.
La chute de Nguema est survenue à un moment où le mécontentement populaire grandissait. Avec un soutien militaire et populaire croissant, Teodoro Obiang a orchestré un coup d'État qui s'est soldé par l'arrestation de Nguema. Après son renversement, Nguema a été jugé et exécuté.
Teodoro Obiang a ensuite pris le pouvoir, amorçant une nouvelle ère pour la Guinée équatoriale. Sous son régime, le pays a connu un certain développement économique grâce à l'exploitation des ressources pétrolières. Cependant, son gouvernement a également été critiqué pour son autoritarisme persistant et les violations des droits de l'homme.
Le coup d'État de 1979 constitue donc un moment clé dans l'histoire du pays, illustrant les luttes de pouvoir en Guinée équatoriale et l'impact durable de la dictature sur la société et l'économie du pays. Les événements qui ont suivi le renversement de Nguema continuent d'influencer la dynamique politique actuelle et les relations internationales de la Guinée équatoriale.