Selon Lusaka Times Zambia, la Civil Service and Allied Workers Union of Zambia (CWAWUZ) a récemment condamné les rapports sociaux annonçant des licenciements présumés d'agents publics qui auraient exprimé leur soutien à Brian Mundubile, le président du Parti national de réconciliation pour l'unité et la prospérité, lors des élections générales qui se sont achevées récemment.
Le secrétaire général de la CWAWUZ, Teddy Muyenga, a déclaré que de telles déclarations pourraient avoir des implications profondes sur la confiance des travailleurs dans les institutions publiques et sur la démocratie au pays. Il a exprimé sa préoccupation face à l'atmosphère de peur qui pourrait en résulter parmi les fonctionnaires, qui devraient être en mesure d'exercer leurs droits sans crainte de représailles.
La CWAWUZ a également rappelé que le droit de soutenir un parti politique est un droit fondamental, garantissant la liberté d'expression et de participation. Les rapports de licenciements ciblés, selon le syndicat, sont non seulement injustes mais pourraient également nuire à l'image du gouvernement zambien sur la scène internationale, où le respect des droits des travailleurs est surveillé de près.
L'inquiétude de la CWAWUZ fait écho à des préoccupations plus larges concernant la liberté politique et les droits civils en Zambie, où des tensions se sont intensifiées entre le gouvernement et les partis d'opposition depuis les élections. Les déclarations de Muyenga sont donc perçues comme un appel à la protection des droits des travailleurs et à la préservation de l'état de droit.
Les responsables du syndicat soulignent que la lutte pour des conditions de travail justes et l'exercice des droits civiques doivent aller de pair, et que le gouvernement doit garantir un environnement où chaque citoyen peut exprimer ses opinions sans crainte de représailles.