Selon Club of Mozambique, la dette publique du Mozambique a atteint 1,12 trillion de meticais, soit environ 15 milliards d'euros, au cours du premier semestre de l'année 2026. Cette augmentation de la dette s'explique en grande partie par les financements externes que l'État a reçus, totalisant 12,5 milliards de meticais, équivalant à environ 168 millions d'euros. Ces financements visent à couvrir le déficit budgétaire, tel que rapporté dans le document du Plan Économique et Social et du Budget de l'État (PESOE) pour le premier semestre, qui a été analysé par l'agence de presse Lusa.

Le rapport souligne que malgré les efforts du gouvernement pour stabiliser les finances publiques, le niveau d'endettement demeure élevé, ce qui soulève des préoccupations quant à la viabilité financière du pays à long terme. La gestion de la dette est devenue un sujet essentiel pour les décideurs, car le gouvernement cherche à maintenir un équilibre entre les dépenses nécessaires pour le développement et les impératifs de la réduction de la dette.

Des experts économiques mettent en garde contre les risques d'une dépendance excessive aux financements externes, qui pourraient nuire à la souveraineté financière du pays. En effet, trop de dettes pourraient limiter la capacité du Mozambique à investir dans des projets d'infrastructure et d'autres secteurs essentiels pour la croissance économique.

Dans le contexte régional, le Mozambique n'est pas le seul pays d'Afrique à faire face à des défis similaires concernant la gestion de la dette publique. De nombreux pays africains se retrouvent dans une situation où ils doivent jongler entre le financement de leurs besoins de développement et la nécessité de maintenir des niveaux de dette soutenables. Cela soulève des questions sur les stratégies que les gouvernements doivent adopter pour garantir la stabilité économique tout en répondant aux besoins croissants de leurs populations.