Selon AllAfrica, la Guinée a pris la décision de bannir la chaîne d'information France 24 suite à des déclarations d'un de ses présentateurs qualifiant le président Mamadi Doumbouya de « putschiste président ». Cette déclaration a visiblement été mal reçue par les autorités guinéennes, qui ont réagi en interdisant la diffusion de la chaîne sur le territoire national. Cette décision a été prise le jeudi 18 septembre 2026, et a suscité de vives critiques de la part d'organisations de défense des droits des journalistes, comme le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ).

En plus de la suspension de France 24, le gouvernement guinéen a également retiré l'accréditation de Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique en Guinée. Ce double coup porté à la liberté de la presse a provoqué un tollé dans le pays et à l'international. De nombreux observateurs et journalistes expriment leur inquiétude quant à l'impact de ces décisions sur la liberté d'expression et la pluralité des médias en Guinée.

Les réactions des citoyens guinéens varient entre soutien et indignation. Certains voient la censure comme une menace à la démocratie naissante dans le pays, tandis que d'autres estiment que les médias doivent être responsables dans leur couverture des sujets politiques sensibles. Le CPJ exhorte les autorités guinéennes à revenir sur ces décisions et à garantir un environnement où les journalistes peuvent exercer leur métier librement.

Cette situation soulève des questions cruciales sur la liberté de la presse, particulièrement dans un contexte où les médias sont souvent pris pour cible par des gouvernements cherchant à contrôler le récit public. Les organisations de défense des droits humains continuent d’appeler à la vigilance et à la solidarité envers les journalistes guinéens et leurs pairs à travers le continent, qui font face à des défis similaires.