Selon Libération Maroc, la nature des questions orales posées au gouvernement par les parlementaires marocains doit impérativement refléter une portée nationale, conformément aux règlements de l'institution législative. Ces questions sont des outils cruciaux pour contrôler l'action gouvernementale et doivent traiter de sujets d'actualité politique, sociale ou économique tant au niveau national qu'international.

Lors de la séance des questions orales du 13 avril 2026, présidée par le député Driss Chtaibi, le besoin de respecter cette portée nationale est devenu évident. Le député a été contraint d'intervenir à plusieurs reprises pour recentrer les débats, qui s'éloignaient souvent des thématiques nationales. La mission des députés consiste à interroger le gouvernement sur les politiques publiques et les programmes nationaux. Cependant, il est parfois difficile pour certains parlementaires de faire la distinction entre les préoccupations locales et nationales.

Cette confusion pourrait être attribuée à une méconnaissance des règles, mais cela ne justifie pas le fait que certains députés tentent de transposer les préoccupations locales dans l'hémicycle, ignorant ainsi le principe de spécialisation dans la gestion territoriale. Ce comportement nuit à la qualité des débats parlementaires et à leur capacité à susciter l'intérêt des citoyens.

Respecter le principe de se concentrer sur des questions d'importance nationale est essentiel pour améliorer le niveau et la qualité des discussions au sein du parlement. Cela ne doit pas être vu comme un déni des enjeux locaux, qui relèvent plutôt d'autres mécanismes de gestion appropriés. Un changement d'orientation est donc nécessaire pour que le parlement puisse jouer efficacement son rôle dans la gouvernance et la représentation des citoyens.