Selon Gabonreview, les autorités gabonaises ont récemment tenu un atelier stratégique à Libreville, avec la participation de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) et de l'Union européenne. Cette rencontre a marqué le début d'une nouvelle étape dans l'encadrement de la filière viande de brousse au Gabon. L'objectif principal de cette initiative est de réguler un secteur qui, selon les estimations, pèse environ 17 tonnes de viande consommée par an.

La viande de brousse, traditionnellement consommée dans de nombreuses régions d'Afrique, fait face à plusieurs défis. En effet, l'absence de régulation a conduit à une exploitation excessive des ressources, menaçant ainsi la biodiversité et mettant en péril certaines espèces animales. Par ailleurs, la consommation de cette viande pose des risques sanitaires, notamment en matière de transmission de maladies. Les autorités gabonaises reconnaissent ces enjeux et cherchent à mettre en place un cadre légal et des mesures appropriées pour une gestion durable de la filière.

Les discussions lors de l'atelier ont porté sur les modalités de mise en œuvre de cette régulation, qui inclura probablement des mesures de sensibilisation à destination des consommateurs et des exploitants. Les autorités envisagent de collaborer avec les communautés locales pour s'assurer que les pratiques de chasse et de consommation respectent les normes de durabilité. Cette initiative pourrait également bénéficier d'un soutien financier et technique de la part de la FAO et de l'Union européenne, visant à améliorer les infrastructures et les pratiques de conservation.

En régulant la filière de la viande de brousse, le Gabon espère non seulement protéger son écosystème, mais aussi garantir la sécurité alimentaire de ses populations. Une régulation efficace pourrait, à terme, permettre de valoriser la viande de brousse de manière responsable, tout en préservant la biodiversité et en soutenant les moyens de subsistance des communautés locales.