Selon Gabonreview, la Taskforce gabonaise a une histoire complexe, ayant survécu à trois régimes politiques différents et ayant été recréée à deux reprises. Cette entité mystérieuse est composée d'officiers de police judiciaire qui prêtent serment devant la Cour de Cassation, ce qui lui confère une légitimité aux yeux de la loi.
Les membres de la Taskforce ont des pouvoirs d'arrestation et peuvent faire appel aux forces de l'ordre pour exécuter leurs missions. Ce décret présidentiel a été établi en novembre 2024 par Oligui Nguema, Ndong Sima et cinq ministres, plaçant ainsi cette Taskforce sous le contrôle direct de l'exécutif. Cela soulève des interrogations sur la séparation des pouvoirs et la transparence des actions de l'État.
Malgré son pouvoir, la Taskforce demeure peu connue du grand public, ce qui suscite des inquiétudes concernant son fonctionnement et son rôle exact au sein du système sécuritaire gabonais. Alors que la sécurité est un enjeu majeur dans plusieurs pays africains, la nature secrète de cette force soulève des questions sur les abus potentiels de pouvoir et la protection des droits des citoyens.
En somme, la Taskforce gabonaise se présente comme une entité à la fois puissante et opaque, dont le véritable impact sur la vie politique et sociale du pays reste à déterminer. La communauté internationale et les défenseurs des droits humains surveillent de près cette situation, espérant que les actions de la Taskforce ne nuisent pas à la démocratie et à la justice au Gabon.