Selon Al Jazeera Africa, les autorités turques ont récemment fermé Bilgi University, une institution d'enseignement supérieur réputée à Istanbul, dans le cadre d'une enquête criminelle. Cette décision fait partie des efforts continus du gouvernement pour renforcer le contrôle sur les établissements d'enseignement supérieur, en particulier ceux considérés comme libéraux ou opposés à l'État.

Le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a déclaré qu'il mettrait en œuvre des mesures pour s'assurer que les étudiants de Bilgi University ne subissent aucun préjudice en raison de cette fermeture. Cela inclut des démarches pour faciliter la transition des étudiants vers d'autres universités ou programmes d'études. Cette situation soulève des préoccupations parmi les étudiants et les professeurs sur la liberté académique et la possibilité de répression politique dans le secteur de l'éducation.

Bilgi University, connue pour son approche progressiste de l'éducation, a été perçue comme une menace par certains membres du gouvernement turc, qui ont intensifié les actions contre les institutions éducatives jugées sympathiques à l'opposition. Ce climat de tension et de méfiance envers les universités libérales est une conséquence directe des changements politiques en cours en Turquie, où le gouvernement renforce ses pouvoirs et limite les libertés civiles.

Les étudiants et le personnel de l'université ont exprimé leur inquiétude face à cette situation, craignant que d'autres établissements puissent également faire l'objet de fermetures similaires. La communauté éducative appelle à une protection accrue de la liberté d'enseignement et à un retour des valeurs démocratiques dans le système éducatif. Ces événements amplifient la discussion sur l'avenir de l'enseignement supérieur en Turquie et sur la place des valeurs libérales dans une société en mutation rapide.