Selon Actualité.cd RDC, la ville de Kinshasa se trouve en état de calme ce mercredi 3 juin 2026, suite à un mot d'ordre d'une journée ville morte lancé par l'opposition. Ce mouvement de contestation fait suite à des inquiétudes croissantes concernant un projet de changement de la Constitution, perçu par beaucoup comme une tentative de renforcer le pouvoir en place et de restreindre les libertés démocratiques.

Le district de la Tshangu, un des quartiers les plus peuplés de la capitale congolaise, a particulièrement réagi à cet appel. Les rues sont désertes, et de nombreux commerces sont fermés. Les habitants, tout en respectant ce mot d'ordre, expriment des sentiments partagés ; certains voient cela comme une forme nécessaire de résistance, tandis que d'autres s'inquiètent des conséquences économiques de ce type de mobilisation.

Ce type de manifestation n'est pas nouveau en République Démocratique du Congo. Dans le passé, de telles journées villes mortes ont été organisées pour protester contre diverses mesures gouvernementales et pour défendre les droits civiques. Dans un contexte politique souvent tendu, les actions de l'opposition, comme celle-ci, visent à susciter une prise de conscience et à mobiliser la population contre ce qu'ils considèrent comme des abus de pouvoir.

La journée ville morte de ce mercredi s'inscrit donc dans un mouvement plus large de contestation politique qui traverse le pays depuis plusieurs mois. Les leaders de l'opposition soulignent l'importance de la mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie et les droits fondamentaux des Congolais. En cette journée, ils appellent à la solidarité et à la résistance pacifique, tout en engageant des discussions sur l'avenir politique de la RDC.