Selon Iwacu Burundi, l'Institut national de sécurité sociale (INSS) a précisé que la mesure relative à la pension de vieillesse, qui peut atteindre 60 % du dernier salaire net, s'applique exclusivement aux travailleurs ayant achevé leur carrière dans des emplois rémunérés par le budget de l'État. Cette revalorisation a été initialement proposée par l'Assemblée nationale en 2020 dans le but d'améliorer le quotidien des retraités du secteur public.

La décision vise à répondre aux besoins des retraités qui, souvent, se retrouvent avec des pensions insuffisantes pour subvenir à leurs besoins quotidiens. En effet, la pension de vieillesse constitue une ressource essentielle pour des milliers de Burundais, et sa revalorisation est perçue comme une avancée significative dans la prise en compte des conditions de vie des anciens travailleurs.

Les discussions au sein de l'Assemblée nationale avaient souligné l'importance de garantir un minimum de dignité aux retraités, qui ont consacré leur vie au service public. Cette revalorisation fait partie d'un ensemble de réformes envisagées depuis plusieurs années pour améliorer le système de protection sociale dans le pays.

La mise en œuvre de cette mesure doit être suivie de près pour s'assurer que les bénéficiaires reçoivent effectivement le montant revalorisé. Des inquiétudes demeurent quant à l'application effective de cette politique, ainsi qu'à la capacité de l'INSS à honorer ses engagements financiers dans un contexte économique parfois difficile.

Le gouvernement burundais continue d'affirmer son engagement envers la justice sociale et le bien-être des retraités, mais les défis restent nombreux pour garantir que les pensions soient à la hauteur des attentes et des besoins des citoyens. Les débats autour de cette question sont donc cruciaux pour l'avenir du système de sécurité sociale du Burundi.