Selon Jeune Afrique, le Gabon a récemment décidé de mettre un terme à son accord de partenariat de pêche durable avec l'Union européenne, signé en 2007. Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, critique cet accord qu'il considère comme « profondément déséquilibré ». Pendant près de deux décennies, cet accord a permis aux navires européens d'explorer et de pêcher dans les eaux gabonaises, un accès jugé par beaucoup comme désavantageux pour le pays.
Cette décision s'inscrit dans un cadre plus large de réévaluation par le Gabon de ses partenariats internationaux. Le gouvernement gabonais semble vouloir réorienter sa politique de pêche vers des accords qui bénéficient davantage au pays et à ses ressources maritimes. Dans un contexte où de nombreux pays africains réévaluent leurs accords commerciaux avec les puissances étrangères, le Gabon se positionne en tant qu'acteur déterminé à revendiquer sa souveraineté sur ses ressources maritimes.
Le président Oligui Nguema a souligné l'importance de protéger les ressources naturelles du Gabon, qui sont essentielles non seulement pour l'économie mais aussi pour la sécurité alimentaire du pays. Cette décision pourrait également influencer d'autres nations africaines à revoir leurs accords similaires avec l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux. Le Gabon, riche en biodiversité marine, souhaite désormais adopter une approche plus durable et équitable en matière de pêche.
En conséquence, cette annulation de l'accord pourrait avoir des implications significatives pour les relations entre le Gabon et l'Union européenne, mais aussi pour l'ensemble de la politique de pêche en Afrique de l'Ouest, qui est souvent dominée par des accords favorisant les intérêts européens. Alors que le Gabon se prépare à explorer de nouvelles voies de coopération, il espère établir des partenariats qui répondent mieux aux besoins de sa population.