Selon Libération Maroc, un cessez-le-feu de dix jours a été instauré entre Israël et le Liban, suite à l'annonce du président américain Donald Trump. Cette trêve est entrée en vigueur vendredi à minuit, après un mois et demi de conflit intense, principalement entre Israël et le Hezbollah, qui reçoit un soutien militaire et financier de l'Iran.
Peu après l'annonce de la trêve, l'armée libanaise a signalé plusieurs violations israéliennes, notamment des bombardements sporadiques touchant plusieurs villages du sud du Liban. Des images ont montré des habitants retournant dans leurs quartiers, notamment des zones ayant subi d'importantes destructions, tout en agitant le drapeau du Hezbollah.
La situation demeure tendue, l'armée israélienne ayant averti qu'elle maintenait sa présence militaire dans la région, recommandant à la population de ne pas retourner sur la rive sud du fleuve Litani. Malgré cela, des milliers de personnes ont tenté de regagner leurs foyers, provoquant d'importants embouteillages.
Le Hezbollah a également affirmé avoir mené des frappes contre des positions israéliennes en réponse aux violations du cessez-le-feu. Ces échanges de tirs ont causé des pertes humaines des deux côtés, ajoutant à la lourde facture de plus de 2 000 morts depuis le début des hostilités.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a salué l'accord de trêve, tout comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a qualifié ce moment d'opportunité pour une paix durable, à condition que le Hezbollah soit désarmé. Toutefois, des analystes expriment des doutes quant à la pérennité de cette trêve, considérant les antécédents et les tensions persistantes dans la région.
Les frappes israéliennes continuent de faire des ravages, comme en témoignent les récents bombardements sur Tyr, où au moins 13 personnes ont perdu la vie juste avant l'entrée en vigueur de la trêve. Des secouristes sont toujours à la recherche de disparus sous les décombres de bâtiments détruits.