Selon RFI Afrique, l'absence prolongée de Paul Biya, le président du Cameroun, suscite de nombreuses interrogations au sein de la population et dans le paysage politique du pays. Depuis près de deux mois, le chef de l'État est hors du pays, ce qui a alimenté les spéculations concernant son état de santé et la continuité du pouvoir.

Le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a enfin rompu le silence sur cette situation critique. Lors d'une interview exclusive diffusée le 2 août 2026 sur les ondes de RFI, il a confirmé que Paul Biya est en vie. Sa déclaration vise à rassurer le public et à mettre un terme aux rumeurs qui circulent, notamment celles véhiculées par l'opposition.

Sadi a déclaré : « Le président est en vie... Il n'y a aucune vacance du pouvoir ! » Ce message clair tente de dissiper les inquiétudes autour de la gouvernance du pays en l'absence du président. Le ministre a également répondu aux interrogations des journalistes, y compris celles de Polycarpe Essomba, qui a été l’un des premiers à aborder cette question délicate.

La déclaration du ministre intervient alors que le pays traverse une période de tensions politiques et sociales, exacerbées par les doutes concernant la santé du président. Les opposants politiques ont saisi cette occasion pour remettre en question la légitimité du gouvernement en place, arguant que la situation actuelle pourrait créer un vide de pouvoir.

En fournissant cette mise à jour, le gouvernement camerounais espère apaiser les craintes et rassurer les citoyens sur la continuité des affaires de l'État. Paul Biya, qui est à la tête du Cameroun depuis plus de 40 ans, demeure une figure centrale de la politique nationale, et son absence prolongée est perçue par certains comme un signe de fragilité au sein du pouvoir exécutif.

Le ministre Sadi est attendu en tant que Grand Invité Afrique le 3 août, où il poursuivra ses explications concernant la situation politique actuelle et l'état de santé du président. Ses déclarations pourraient avoir des implications importantes pour la stabilité du pays et la perception publique du gouvernement.