Selon Jeune Afrique, le 18 juin 2026, le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision fait suite à l'annonce de l'Alliance des États souverains (AES) faite neuf mois plus tôt, indiquant une volonté de se distancier de l'institution. La requête du Niger précise que le retrait « prendra effet le 18 juin 2027 », marquant ainsi une période d'un an après la réception de la notification par la CPI.

Le contexte de cette demande est marqué par des tensions persistantes entre certains pays africains et les institutions internationales, notamment la CPI, souvent perçue comme influencée par des intérêts occidentaux. Les pays africains ont exprimé à plusieurs reprises des préoccupations concernant l'impartialité et l'équité des procédures de la Cour, ainsi que l'impact de ses décisions sur leur souveraineté. En effet, des accusations d'interventionnisme et de néocolonialisme ont été soulevées, alimentant ainsi un sentiment de défiance envers cette institution.

Depuis l'annonce de son intention de se retirer, le Niger a intensifié ses efforts pour renforcer sa souveraineté, en cherchant à établir des partenariats bilatéraux plus solides, notamment avec d'autres nations africaines. La décision de quitter la CPI pourrait également refléter une tendance plus large parmi les États africains à réévaluer leur relation avec les institutions internationales et à revendiquer une plus grande autonomie dans la gestion de leurs affaires intérieures.

La CPI, fondée en 2002, a été critiquée pour son incapacité à traduire en justice des responsables de violations des droits humains au sein de certains pays puissants, souvent en majorité occidentaux. À ce titre, le retrait du Niger pourrait ouvrir la voie à d'autres pays africains qui envisagent une démarche similaire, renforçant ainsi un mouvement continental pour une plus grande autonomie et une remise en question des dominations étatiques et institutionnelles.