Selon Libération Maroc, le Pakistan devait accueillir, le 11 avril 2026, les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers au troisième jour d’un cessez-le-feu, même si la présence des Iraniens était incertaine à la suite des frappes israéliennes au Liban, qui ont fait plus de 300 morts mercredi. Ces frappes sont considérées comme les plus meurtrières depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des attaques conjointes d'Israël et des États-Unis contre l'Iran.

Ce contexte de violence a amené un responsable américain à déclarer que des discussions devaient également avoir lieu la semaine prochaine entre le Liban et Israël à Washington. Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a précisé que l'issue des pourparlers dépendrait du respect par les États-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu, en particulier au Liban. Le Pakistan, en tant que médiateur, avait initialement affirmé que la trêve s'appliquait partout, y compris au Liban, mais cette affirmation a été contestée par les Israéliens et les Américains.

Les négociations se déroulent dans un climat de sécurité renforcée à Islamabad, transformée en ville fantôme, où les discussions doivent se tenir dans un hôtel de luxe. Le vice-président américain JD Vance, accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, mène la délégation américaine.

Le président américain a exprimé son optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord de paix, malgré des divergences considérables entre les positions des deux pays. Cependant, du côté iranien, l'incertitude persiste. L'ambassadeur d'Iran à Islamabad a annulé un message annonçant l'arrivée de la délégation iranienne, indiquant que cela avait été fait prématurément.

En Iran, les médias n'ont pas mentionné les négociations, et l'agence de presse iranienne Tasnim a qualifié d'inexactes les informations sur la présence de négociateurs iraniens à Islamabad. Un responsable a affirmé que tant que les États-Unis ne respecteraient pas leurs engagements, les négociations resteraient suspendues.

Les tensions se sont intensifiées au Liban, où les frappes israéliennes continuent. Le Hezbollah a revendiqué des attaques par roquettes, exacerbant la situation. En réponse à ces escalades, le Premier ministre israélien a appelé à des négociations directes avec le Liban, mais ce dernier exige un cessez-le-feu avant tout dialogue.

En somme, la situation au Pakistan, avec des pourparlers de paix potentiels, est marquée par une incertitude croissante et des tensions persistantes au Moyen-Orient.