Selon RFI Afrique, le pape Léon XIV a commencé sa visite en Guinée équatoriale par un appel à « accroître les espaces de liberté » dans le pays. Lors de son intervention le mercredi 22 avril 2026, il a exprimé son inquiétude face aux inégalités croissantes qui caractérisent la nation, particulièrement en ce qui concerne les droits humains.

Cette déclaration a eu lieu au deuxième jour de sa visite, marquée par une rare dénonciation des conditions de vie des détenus. Le pape a souligné l'importance de respecter la dignité humaine et de garantir des conditions de détention adéquates, un sujet souvent délicat dans les discussions sur les droits de l'homme en Afrique centrale.

Après son discours, le pape a prévu de visiter une prison, un acte symbolique qui souligne son engagement envers les droits des personnes incarcérées. Cette visite a pour but de sensibiliser l'opinion publique aux réalités vécues par de nombreux détenus dans le pays, qui souffrent de conditions souvent inhumaines.

La Guinée équatoriale, sous le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis plus de 40 ans, fait face à des critiques internationales concernant les droits de l'homme. Les rapports d'organisations de défense des droits humains montrent une répression sévère des opposants politiques et des voix dissidentes. Le pape, en tant que figure d'autorité morale, espère que son appel incitera à des changements concrets.

Cette intervention du pape pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception internationale de la Guinée équatoriale et sur la pression exercée sur le gouvernement pour qu'il améliore les conditions de vie de ses citoyens, en particulier ceux incarcérés. Les acteurs sociaux et politiques du pays attendent avec intérêt les développements qui suivront cette visite, espérant un tournant vers un plus grand respect des droits fondamentaux.