Selon Jeune Afrique, le Rassemblement national (RN), dirigé par Marine Le Pen et son bras droit Jordan Bardella, accorde une importance croissante à l'établissement de relations avec des pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Convaincus que leur accession au pouvoir en 2027 est à portée de main, ils cherchent à dialoguer avec des interlocuteurs clés dans ces régions.

Le RN, qui est souvent perçu comme un parti à part en France, suscite néanmoins un intérêt dans certaines parties du monde arabe. Cette dynamique s'inscrit dans une volonté de la part de Le Pen et Bardella de se préparer à gouverner, en cultivant des relations diplomatiques qui pourraient devenir cruciales pour leur légitimité et leur impact à l'international.

Le Maghreb et le Moyen-Orient représentent des zones stratégiques pour la France, où des questions telles que la migration, la sécurité et le commerce sont primordiales. En se rapprochant de ces pays, le RN vise à construire un réseau d'influence qui pourrait lui permettre d'accéder à des informations et à des soutiens importants.

Les interlocuteurs choisis par le RN proviennent de divers horizons, notamment politiques et économiques, ce qui reflète une approche pragmatique du parti en matière de diplomatie. Ce mouvement pourrait également être interprété comme une tentative de normalisation du RN sur la scène internationale, alors qu'il continue d'être contesté en France, notamment en raison de ses positions sur l'immigration et l'islam.

Les stratégies adoptées par Le Pen et Bardella incluent des visites dans ces régions, ainsi que la participation à des événements internationaux qui permettent de renforcer leur visibilité et leur crédibilité. Le RN cherche à être perçu comme un acteur sérieux de la diplomatie française, même s'il lui reste encore un long chemin à parcourir pour effacer les préjugés qui persistent à son égard.