Selon Business News Tunisie, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a lancé un cri d'alerte concernant la situation alarmante des journalistes en Tunisie. Dans un communiqué diffusé le mercredi 16 septembre 2026, le SNJT a signalé que depuis le début de l'année, plus de vingt campagnes de « incitation, de diffamation et de dénigrement » ont été recensées contre des journalistes.
Le syndicat a qualifié ces campagnes de lynchage numérique, soulignant qu'elles visent à créer un climat de peur et d'intimidation au sein de la profession. Le phénomène a pris de l'ampleur, alimenté par les réseaux sociaux où des informations erronées et des attaques personnelles circulent librement. Le SNJT a insisté sur le fait que ces campagnes nuisent non seulement aux journalistes individuellement, mais aussi à la liberté de la presse en général.
Le communiqué du SNJT indique également que ces attaques proviennent parfois de personnes occupant des fonctions publiques ou ayant des liens avec des entités politiques, ce qui soulève des questions sur la protection des journalistes en Tunisie. Le syndicat a appelé les autorités à prendre des mesures concrètes pour sécuriser le travail des journalistes et à garantir leur droit à l'information et à l'expression.
Cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de répression de la liberté d'expression, qui a été une préoccupation croissante en Tunisie depuis plusieurs années. Les journalistes, qui jouent un rôle essentiel dans le maintien d'une société démocratique, font face à des défis de plus en plus grands alors qu'ils s'efforcent de faire leur travail dans ces conditions hostiles.
En conclusion, le SNJT appelle à une prise de conscience collective sur la nécessité de protéger la liberté de la presse en Tunisie et de soutenir les journalistes face à ces attaques orchestrées.