Selon RFI Afrique, l'Assemblée générale de l'ONU a débuté le mardi 8 septembre 2026, et en marge de cet événement, le Somaliland, une république autoproclamée, intensifie son travail de lobbying pour obtenir une reconnaissance officielle sur la scène internationale. Cette démarche intervient après qu'Israël a reconnu le Somaliland en décembre dernier, un événement marquant pour cette région qui a rompu avec la Somalie en 1991.

La présence du président du Somaliland, Abdirahman Irro, à l'ONU est significative. Elle témoigne d'une volonté de sensibiliser les pays membres à la situation unique de son territoire. Le Somaliland, bien qu'il soit administrativement stable et ayant des structures gouvernementales fonctionnelles, n'a pas encore obtenu le soutien international qu'il recherche désespérément.

Le gouvernement du Somaliland espère que la reconnaissance israélienne incitera d'autres pays, y compris les États-Unis, à faire de même. Le président Irro a souligné l'importance de ce soutien pour renforcer la position du Somaliland sur la scène internationale et pour attirer des investissements et un soutien économique.

La question de la reconnaissance du Somaliland est complexe, car elle touche à la stabilité régionale et aux relations entre la Somalie et ses voisins. De nombreux pays hésitent à reconnaître le Somaliland en raison des implications politiques que cela pourrait avoir, mais la délégation du Somaliland continue de plaider pour son droit à l'autodétermination.

Alors que d'autres nations africaines et du monde entier se réunissent à l'ONU pour discuter de questions de sécurité, de développement et de droits humains, la lutte du Somaliland pour la reconnaissance reste un sujet de préoccupation important. Le Somaliland cherche à démontrer qu'il est non seulement un partenaire potentiel mais aussi un acteur stabilisateur dans une région souvent sujette à des conflits.