Selon BBC Africa, le 19 juin 2026, le parlement zimbabwéen a voté un projet de loi controversé qui pourrait prolonger le mandat du président Emmerson Mnangagwa de deux ans tout en abolissant le système d'élections présidentielles directes. Cette décision a suscité de vives réactions tant au niveau national qu'international.

Ce texte de loi, qui doit encore être promulgué par le président, est perçu par les critiques comme une tentative de consolidation du pouvoir par le gouvernement actuel, qui fait face à des critiques croissantes concernant la gouvernance et les droits de l'homme. Les opposants au gouvernement dénoncent une manœuvre qui vise à éviter des élections libres et équitables, alors que le pays se prépare à une période de turbulences politiques.

Mnangagwa, qui a accédé au pouvoir en 2017 après le renversement de Robert Mugabe, a déjà été critiqué pour sa gestion de l'économie zimbabwéenne, marquée par une inflation galopante et un chômage élevé. La proposition de prolonger son mandat est donc perçue comme un moyen de maintenir le statu quo dans un environnement politique volatile.

En réponse à ce vote, de nombreux citoyens zimbabwéens expriment leur mécontentement, des manifestations ayant déjà eu lieu dans plusieurs villes. Les partisans du projet de loi, quant à eux, soutiennent qu'il est nécessaire pour la stabilité du pays et qu'il permettra de poursuivre les réformes envisagées par le gouvernement.

Ce développement soulève également des questions sur la légitimité des institutions politiques au Zimbabwe et sur la capacité de la communauté internationale à intervenir face à des décisions qui semblent saper la démocratie. Les observateurs craignent que ce soit le début d'une période prolongée d'incertitude politique dans le pays, alors que les droits civiques continuent d'être un sujet brûlant.