Selon La Nouvelle Tribune Maroc, à seulement trois semaines d'un scrutin qui pourrait façonner l'avenir du pays jusqu'en 2030, le Maroc traverse une période de tensions politiques. La majorité sortante s’attaque à la propriété d'une dizaine d'élus, tandis que l'opposition ravive d'anciennes querelles qui semblent déjà éloignées des préoccupations des citoyens.
Les partis politiques s'engagent dans des bagarres publiques, en exhumant des personnalités oubliées et en lançant des accusations les uns contre les autres. Cependant, une question cruciale plane au-dessus de ce climat de controverse : où est passé le programme électoral ? Les électeurs semblent préoccupés par les luttes internes plutôt que par les propositions concrètes pour l'avenir du pays.
Ce contexte électoral est d'autant plus significatif qu'il se déroule dans un pays qui a déjà traversé des périodes de turbulences politiques. Depuis les réformes de la constitution en 2011, les Marocains espèrent un changement significatif, mais les vieux schémas semblent persister. Les partis, au lieu de se concentrer sur des politiques innovantes, s'enlisent dans des jeux de pouvoir et des rivalités personnelles.
Les citoyens sont impatients de voir des solutions aux défis auxquels le Maroc est confronté, tels que l'économie, le chômage et les inégalités sociales. Cependant, ces préoccupations sont souvent éclipsées par les querelles entre politiciens. La question qui demeure est de savoir si les électeurs seront en mesure de faire entendre leur voix dans un tel contexte de mécontentement et d'incertitude.
À l'approche des élections, il est essentiel que les partis prennent en compte les attentes des jeunes Marocains, qui représentent une part importante de l'électorat. L'engagement envers un programme électoral clair et des actions concrètes pourrait bien faire la différence dans ce scrutin décisif.