Selon La Nouvelle Tribune Maroc, les barreaux du Royaume du Maroc continuent de mener une grève qui dure depuis plus de cent jours. Cette action collective est une réponse à une réforme de leur profession qu'ils jugent inacceptable. En parallèle, ils ont suspendu l'assistance judiciaire, ce qui exacerbe les tensions au sein du système judiciaire.
La Cour constitutionnelle du Maroc a récemment statué que le texte de la réforme adoptée par les deux chambres du Parlement était formellement non conforme à la Constitution. Cette décision renforce la position des avocats qui contestent non seulement la réforme, mais également le cadre légal qui l'encadre. Les barreaux considèrent que cette situation nuit gravement à l’exercice de leur métier ainsi qu’à la protection des droits des citoyens.
La mobilisation des avocats a attiré l’attention des médias et du public, suscitant des discussions sur la nécessité de révisions profondes dans le secteur judiciaire marocain. L’Association des barreaux du Maroc prévoit de tenir un conseil national le 5 septembre pour décider des prochaines étapes du mouvement. Ce conseil pourrait être déterminant pour l’avenir de la grève et pour la réponse des avocats face à cette réforme.
Les avocats espèrent que cette réunion leur permettra de formuler une réponse unie et efficace à la réforme. Alors que la situation se prolonge, l'impact sur l'accès à la justice pour les citoyens marocains soulève des inquiétudes croissantes. Les avocats affirment que leur combat est non seulement pour leurs droits professionnels, mais aussi pour le bien-être de la société marocaine dans son ensemble.