Selon AllAfrica, à l'occasion de la conférence sur le sida 2026 qui se tient à Rio de Janeiro, des activistes de la lutte contre le VIH ont exprimé leur colère face aux réformes du Programme présidentiel d'urgence pour la lutte contre le sida (PEPFAR) menées par l'administration Trump. Ils accusent Washington de provoquer une crise de santé publique en raison de coupes dans le financement des programmes de lutte contre le VIH.
Alors que ces activistes interpellent les responsables américains sur les conséquences de ces coupures budgétaires, les États-Unis défendent vigoureusement leur nouveau modèle de financement, qu'ils considèrent comme une approche plus durable. Ce modèle met l'accent sur des programmes dirigés par les pays eux-mêmes, un changement qui, selon eux, est essentiel pour construire des systèmes de santé plus résilients.
Les critiques soulignent que les réductions de financement nuisent à l'accès aux traitements et aux services de prévention pour des millions de personnes vivant avec le VIH en Afrique et à travers le monde. Les États-Unis, en revanche, affirment que leur nouvelle stratégie permettra à long terme de mieux soutenir les efforts locaux, mais les activistes restent sceptiques quant à la capacité de cette approche à combler le fossé laissé par les coupes précédentes.
Les tensions entre les militants et les responsables américains mettent en lumière des enjeux complexes autour du financement international de la santé. Alors que les États-Unis sont souvent perçus comme un leader dans la lutte contre le VIH, les récentes politiques suscitent des inquiétudes quant à l'avenir des programmes de santé publique dans les pays les plus touchés.