Selon The Africa Report, la récente déclaration de Massad Boulos, l'envoyé américain pour le Soudan, a provoqué un tollé parmi les Forces armées soudanaises. Lors d'une conférence, Boulos a mis en lumière l'usage croissant des drones par l'armée soudanaise, une tactique qui a jusqu'à présent donné un avantage stratégique contre les Forces de soutien rapide (RSF) dans le conflit en cours.

Les Forces armées soudanaises, qui se battent sur plusieurs fronts contre les RSF, ont renforcé leur capacité de frappe avec des drones offensifs, ce qui leur a permis de prendre le dessus dans certaines batailles. Cependant, cette stratégie a attiré l'attention de la communauté internationale, y compris des États-Unis, qui voient dans cette escalation une menace potentielle pour la sécurité régionale.

Boulos a exprimé des préoccupations concernant l'impact de l'utilisation des drones dans les conflits internes, appelant à un embargo sur les armes de l'ONU pour freiner cette dynamique. Ce discours a été mal reçu à Khartoum, où les dirigeants militaires ont interprété ces commentaires comme une ingérence dans les affaires intérieures du Soudan.

Les tensions s'intensifient alors que le pays est déjà en proie à des troubles internes, exacerbés par la guerre entre les forces gouvernementales et les RSF. Les États-Unis, d'autre part, cherchent à faire pression sur le gouvernement soudanais pour adopter des mesures de désescalade et promouvoir un dialogue pacifique entre les factions rivales.

Cette situation met en lumière le défi que représente l'engagement international dans des conflits complexes, où des acteurs extérieurs tentent d'influencer des dynamiques internes souvent très ancrées. La réaction de Khartoum pourrait avoir des ramifications importantes, non seulement pour les relations entre le Soudan et les États-Unis, mais aussi pour la stabilité régionale dans son ensemble.