Selon La Vie éco Maroc, les groupes de musique marocains vivent une situation difficile face à une infrastructure musicale presque inexistante. Les artistes, qu'ils soient amateurs ou professionnels, font face à un désert de studios d'enregistrement et, plus préoccupant encore, à un manque flagrant de salles de répétition. Dans un pays riche en culture et en talents, cette lacune représente un frein majeur à l'épanouissement musical.
Le Maroc, qui pourrait s’imposer comme un carrefour musical en Afrique du Nord, ne compte qu’une vingtaine d’espaces professionnels dignes de ce nom, ce qui est largement insuffisant pour répondre aux besoins des nombreux groupes qui émergent chaque jour. Les artistes sont souvent contraints de se tourner vers des solutions alternatives, comme la location d'espaces inadaptés ou même la répétition dans des lieux non prévus à cet effet. Cette situation non seulement limite leur capacité à créer et à répéter, mais affecte également la qualité de leur production musicale.
Les conséquences sont multiples. D'un côté, cela empêche de nombreux artistes de se professionnaliser, tandis que de l'autre, cela nuit à la promotion de la musique marocaine sur la scène internationale. Les groupes qui parviennent à se faire connaître sont souvent ceux qui ont accès à des financements ou à des ressources extérieures, laissant de côté un grand nombre de talents locaux qui pourraient contribuer à la richesse musicale du pays.
Il est donc urgent de repenser l'infrastructure musicale au Maroc. Une meilleure organisation et des investissements ciblés dans la création de studios et de salles de répétition pourraient offrir aux artistes les moyens de développer leur art dans de meilleures conditions. La musique marocaine, qui regorge de diversité et de potentiel, mérite d'être soutenue pour qu'elle puisse briller sur les scènes nationales et internationales.