Selon Joy Online Ghana, lors de la Quatrième Conférence Interparlementaire Africaine sur la Famille, la Souveraineté et les Valeurs qui s'est tenue à Accra, des intervenants ont exprimé leur souhait que le président John Mahama approuve la loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales du Ghana. Cette loi, qui a suscité beaucoup de controverse, vise à criminaliser l'homosexualité et d'autres actes sexuels jugés contraires aux valeurs traditionnelles du pays.

Les conférenciers, qui venaient de divers pays africains, ont souligné l'importance de cette législation pour protéger la famille et les valeurs culturelles ghanéennes, affirmant que le pays doit rester ferme dans sa lutte contre ce qu'ils considèrent comme des influences néfastes de l'extérieur. Ils ont également insisté sur le fait que cette loi est en accord avec les croyances traditionnelles du Ghana et reflète la volonté du peuple.

Le débat autour de cette loi a divisé les opinions au sein de la société ghanéenne. D'un côté, certains groupes de défense des droits de l'homme et des membres de la communauté LGBTQ+ estiment que cette loi porte atteinte aux droits humains et à la dignité individuelle. De l'autre, beaucoup de Ghanéens soutiennent la législation, la considérant comme une protection nécessaire des valeurs culturelles et familiales.

Alors que le président Mahama s'apprête à recevoir la loi pour approbation, les attentes sont élevées et la pression monte. Les intervenants à la conférence ont exprimé leur confiance dans le fait que le président écoutera leur appel et mettra en œuvre cette législation. Cela souligne une tendance plus large dans plusieurs pays africains, où les lois anti-LGBTQ+ sont de plus en plus adoptées en tant que réponses à des préoccupations sur la souveraineté culturelle et nationale.