Selon BBC Africa, ce 28 juin 2026, la situation en Ouganda s'est intensifiée alors que les bureaux de deux des principaux médias du pays, NTV et Daily Monitor, se retrouvent sous un siège militaire à Kampala. Cette action de l'armée est perçue comme une tentative de contrôler les médias et de restreindre la liberté d'expression, provoquant des inquiétudes parmi les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme et la population en général.
Les responsables des deux médias ont déclaré que leurs bureaux étaient entourés par des forces militaires, entravant ainsi leur capacité à diffuser des informations et à couvrir les événements en cours. Cette situation soulève des interrogations sur l'état de la démocratie en Ouganda et la protection des droits des journalistes dans le pays.
Les médias ougandais ont déjà été confrontés à des menaces et à des restrictions au fil des ans, mais cette escalade est particulièrement préoccupante. Les autorités militaires semblent justifier leur présence par des raisons de sécurité, mais de nombreux observateurs estiment que cela constitue une violation flagrante de la liberté de la presse, un droit fondamental dans toute société démocratique.
En réponse à ces événements, des organisations de défense des droits de l'homme et des groupes de journalistes ont exprimé leur solidarité envers NTV et Daily Monitor, appelant à la fin des attaques contre les médias et à la protection de la liberté d'expression. Les manifestations de soutien se multiplient, alors que la frustration face à la censure croissante s'intensifie.
Alors que la communauté internationale observe attentivement la situation, il est clair que les actions entreprises par l'armée auront des répercussions sur la perception de l'Ouganda en tant que nation respectueuse des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Les journalistes et les citoyens sont déterminés à défendre leur droit à l'information, et le monde surveille l'évolution de cette crise.