Selon Actualité.cd RDC, lors d'une intervention en direct le 29 mai 2026, Fred Bauma a exprimé des réserves significatives concernant la proposition de loi référendaire soumise par les députés de la République Démocratique du Congo. Ce texte, selon lui, est « scandaleux » et semble avoir été conçu pour protéger les mandats des parlementaires. Bauma, qui est chercheur à l'institut Ebuteli, a analysé les implications de cette loi, en soulignant qu'elle pourrait altérer le processus démocratique en éliminant les véritables voies de responsabilité et de redevabilité.

Le débat autour de cette loi fait écho à des préoccupations plus larges concernant la transparence et l'intégrité du système politique congolais. Les critiques soulignent que la législation pourrait renforcer le pouvoir des députés au détriment de la voix du peuple. En effet, une telle mise en place favoriserait les intérêts personnels des élus, rendant difficile toute forme de contrôle citoyen ou d'alternance politique.

Bauma a également mis en avant l'importance d'une véritable consultation populaire dans l'élaboration des lois qui touchent à la démocratie et aux droits civiques. Il a exhorté les Congolais à rester vigilants et à s'engager activement dans le processus de prise de décision politique. Le chercheur a rappelé que le rôle des députés est de représenter le peuple et non de se protéger eux-mêmes contre d'éventuelles contestations ou critiques.

Les réactions à cette analyse sont variées, certains soutenant l'idée que cette loi pourrait être le reflet d'une volonté de préserver les privilèges des élus, tandis que d'autres estiment qu'une réforme est nécessaire pour moderniser le cadre juridique congolais. Ce débat souligne les tensions existantes entre les exigences d'une démocratie active et la réalité souvent compliquée de la politique en RDC.