Selon Jeune Afrique, lors du troisième « straw poll » organisé au sein du Conseil de sécurité des Nations unies le vendredi 18 septembre 2026, l'ex-président sénégalais Macky Sall a enregistré un net recul dans sa candidature pour succéder à António Guterres. Ce vote, qui n'est pas officiel mais sert à évaluer le soutien des membres du Conseil, montre que le Sénégal pourrait avoir des difficultés à obtenir le soutien nécessaire pour accéder à ce poste prestigieux.
Le résultat de ce vote, qui survient après deux précédents échecs, soulève des questions sur la stratégie de Macky Sall dans sa quête pour le secrétariat général de l'ONU. Ce dernier a occupé la présidence du Sénégal de 2012 à 2022 et a été un acteur clé sur la scène internationale, notamment en matière de diplomatie et de sécurité en Afrique de l'Ouest. Cependant, son bilan et ses ambitions semblent ne pas séduire suffisamment les membres du Conseil de sécurité.
Ce revers pour Macky Sall pourrait également être interprété dans le contexte plus large de la politique internationale, où les luttes de pouvoir et les alliances jouent un rôle crucial. La compétition pour le poste de secrétaire général est souvent intense, avec plusieurs candidats de différents pays, chacun ayant ses propres avantages et inconvénients. Les pays africains, bien que sous-représentés dans les instances de décision de l'ONU, continuent de revendiquer une plus grande participation et un rôle accru dans les affaires mondiales.
À ce stade, Macky Sall doit évaluer ses options, peut-être en élargissant ses alliances ou en modifiant son approche pour renforcer son image et son soutien au sein de l'ONU. La situation est un rappel que la politique internationale est complexe, et que les ambitions personnelles doivent souvent s'harmoniser avec les réalités géopolitiques du moment.