Selon RFI Afrique, à Madagascar, la session ordinaire de l’Assemblée nationale touche à sa fin le 3 juillet 2026. Après deux mois de débats, un texte attendu par la société civile, visant à améliorer la transparence de la gouvernance, n’a pas été adopté. Ce projet de loi, qui visait à encadrer l'accès à l'information publique, aurait pu renforcer la responsabilité des institutions étatiques vis-à-vis des citoyens.

Les députés se sont également abstenus de se prononcer sur la mise en accusation de l’ancien président Andry Rajoelina. Cette décision ne manque pas d’éveiller des interrogations sur les motivations politiques derrière le refus d’adopter le texte sur l’information. La non-adoption du projet de loi soulève des préoccupations quant à l'engagement du gouvernement envers la transparence et la lutte contre la corruption.

La société civile, qui a longtemps plaidé pour des réformes législatives en matière d'accès à l'information, voit dans cette décision une occasion manquée d'améliorer la démocratie à Madagascar. Les critiques s'accumulent, non seulement sur le processus législatif, mais aussi sur la volonté politique de renforcer la gouvernance démocratique.

Dans un contexte où la transparence est essentielle pour la confiance du public envers les institutions, l'absence d'une loi sur l'accès à l'information peut créer un climat de méfiance. Les organisations de la société civile continuent d'exiger des réponses et soutiennent que la transparence est indispensable pour le développement durable du pays.