Selon RFI Afrique, cela fait aujourd’hui six mois que le régime militaire du Capsat a pris le pouvoir à Madagascar. Ce changement est survenu après une période de contestation intense où la jeunesse malgache a joué un rôle clé en s’opposant à Andry Rajoelina. Pendant trois semaines, en septembre et octobre 2025, des milliers de jeunes ont envahi les rues pour réclamer une meilleure gouvernance et un avenir plus radieux.
À l'université d'Antananarivo, les jeunes interrogés mettent en lumière leur déception face à la situation actuelle. Ils affirment que les autorités de transition n'ont pas su rompre avec les pratiques du régime précédent. Bien que le Capsat ait promis des réformes, les étudiants estiment que peu de changements concrets ont été observés. Ils soulignent des problèmes persistants tels que la corruption, le manque de transparence et l'inefficacité des politiques publiques.
La jeunesse malgache, qui avait tant espéré un renouveau, se sent trahie par le nouveau régime. Alors que les militaires avaient promis de restaurer la paix et de répondre aux aspirations des citoyens, le sentiment général est que les vieilles habitudes sont de retour. Les préoccupations concernant l'éducation, le chômage et la crise économique demeurent au cœur des inquiétudes des jeunes. De nombreux étudiants se battent pour des opportunités d'emploi, tout en craignant que la situation actuelle ne fasse qu'exacerber leurs défis quotidiens.
Les voix de la jeunesse malgache, qui s'étaient levées en 2025, semblent étouffées par l'autoritarisme croissant du nouveau régime. Cette situation souligne une fracture entre le peuple, en particulier les jeunes, et les dirigeants actuels, qui semblent préférer maintenir le statu quo plutôt que d'initier des changements significatifs.