Selon Joy Online Ghana, le président John Dramani Mahama a récemment qualifié de "humiliant" le compact de santé proposé par les États-Unis, un accord que le Ghana a décidé de rejeter. Cette décision fait suite à une série de préoccupations énoncées par le Cabinet ghanéen, qui a mis en lumière plusieurs points critiques liés à la gestion des données de santé, au financement partenaire et à l'autorité réglementaire de la Food and Drugs Authority (FDA) du pays.
Dans ses déclarations, Mahama a souligné que la demande des États-Unis pour accéder aux dossiers médicaux d'un autre pays est problématique et soulève des questions éthiques et de souveraineté. Le président a insisté sur l'importance de protéger la vie privée et les données sensibles des citoyens ghanéens, affirmant que de telles demandes doivent être abordées avec prudence et respect mutuel.
Le compact de santé, qui visait à renforcer la coopération entre le Ghana et les États-Unis dans le domaine de la santé, a été perçu par beaucoup comme une imposition de conditions qui pourraient porter atteinte à l'autonomie du système de santé ghanéen. Les inquiétudes concernant le financement et la régulation des médicaments et traitements ont également été des facteurs déterminants dans la décision du gouvernement ghanéen.
Cette situation met en lumière les tensions persistantes entre les exigences des pays donateurs et les préoccupations des nations récipiendaires concernant leur autonomie et le respect de leur cadre légal. Le refus du Ghana pourrait servir d'exemple pour d'autres pays africains, soulignant la nécessité d'établir des accords qui respectent la souveraineté nationale tout en travaillant pour des partenariats bénéfiques.