Selon RFI Afrique, l'Organisation non gouvernementale Amnesty International a publié le 29 septembre 2026 un rapport alarmant intitulé « Nul n’est épargné ». Ce document met en lumière des cas de meurtres, de tortures et de disparitions forcées qui seraient attribués à l'armée malienne et à ses alliés du groupe Wagner, désormais connu sous le nom d'Africa Corps. Les enquêtes menées par l'ONG se basent sur des témoignages de victimes et de témoins, recueillis lors d'opérations militaires qui se sont déroulées entre juin 2023 et décembre 2025 dans plusieurs localités des régions de Tombouctou, Ségou et Mopti.

Le rapport d'Amnesty International souligne que ces violations graves des droits humains se sont produites dans un contexte de conflit où l'armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, intensifie ses opérations contre les groupes armés au Mali. Plusieurs de ces cas avaient déjà été révélés par RFI, ce qui témoigne de l'importance des enquêtes indépendantes dans la documentation des violations des droits humains.

Amnesty dénonce ces actes en les qualifiant de « crimes de guerre », affirmant que la situation actuelle au Mali nécessite une attention internationale urgente. L'ONG appelle également les acteurs concernés à mener des enquêtes impartiales et à rendre des comptes pour ces atrocités.

Alors que le Mali traverse une période de turbulence politique et sécuritaire, ce rapport d'Amnesty International soulève des questions cruciales sur la responsabilité des forces armées et le rôle des acteurs étrangers dans le pays. La communauté internationale est maintenant interpellée pour agir afin de protéger les droits fondamentaux des Maliens et garantir que justice soit faite.