Selon RFI Afrique, le journaliste malien Chahana Takiou a comparu lundi 29 juin 2026 devant le pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité, situé à Bamako.

Emprisonné depuis le 9 juin, Takiou, qui est le directeur du journal 22 Septembre, est accusé d'« atteinte au crédit de l'État à travers l'institution judiciaire ».

Ces accusations sont liées à ses déclarations publiques où il dénonce ce qu'il considère comme un détournement du droit de la presse par la justice malienne, en particulier par ce pôle anti-cybercriminalité.

Ses avocats ont récemment demandé sa libération provisoire pour des raisons de santé. Cependant, le procureur de la République s'est opposé à cette demande, soulignant ainsi la gravité des accusations portées contre lui.

Le procès de Chahana Takiou est prévu pour le 27 juillet. Cette affaire suscite de vives inquiétudes quant à la liberté de la presse et au climat de sécurité pour les journalistes au Mali, un pays où le respect des droits humains est souvent remis en question.

La situation de Takiou doit être suivie de près, car elle pourrait avoir des répercussions sur la liberté d'expression et le droit à l'information dans le pays. Les organisations de défense des droits de l'homme et de la presse s'inquiètent de l'impact que de telles poursuites pourraient avoir sur l'ensemble du paysage médiatique malien.